L'ambition des Experts du Ministère

Parce que je ne comprenais pas pourquoi j’ai à la fin de chacune de mes interventions un nombre non négligeable de personnes qui viennent me remercier : des enseignants qui me remercient de « les rendre plus intelligents », des conseillers pédagogiques qui viennent même me demander s’ils peuvent trouver des documents utiles sur mon site, des parents qui comprennent mieux le rôle éducatif important qui est le leur, des élus qui me disent qu’enfin ils comprennent le sens que peut avoir ce changement dans l’aménagement des temps de l’enfant, des animateurs ou directeurs de centres de loisirs qui me remercient de valoriser leur profession mais tous me demandent quel est l'intérêt des courbes qui leur ont été présentées, soit par le préfet soit par le DASEN. J'ai donc voulu savoir ce que l'on me disait que présentaient les préfets ou les dasen dans les réunions organisées pour les mairies, pour "vendre" la réforme, quel sens avaient les courbes qu'on leur présentait. 

Et l'ayant découvert, j'ai ressenti le besoin de faire ce nouveau billet. 

À propos de l’avis des experts du Ministère pour la rentrée 2013

J’ai quand même eu la curiosité d’aller sur le site du Ministère de l’Éducation nationale voir ce qu’il développe en matière d’expertise pour « vendre » la réforme des rythmes scolaires ! (comme si on pouvait « réformer » des rythmes, il faudrait que le ministère revoit la définition du rythme, principalement biologique puisque c’est celui-là qui l’intéresse).

Et bien je n’ai pas été déçue par ces expertises. Je me suis dit : « c’est donc cela l’ambition de ce ministère pour refonder l’école ! ».

En voici le lien :

http://www.education.gouv.fr/cid73191/rentree-2013-l-avis-des-experts-sur-les-nouveaux-rythmes-scolaires.html

D’une part, je note :

"Les rythmes scolaires à la rentrée 2013 : l’emploi du temps des écoliers sur l'ensemble du territoire français

L’emploi du temps des élèves est organisé selon les grands principes suivants :

les élèves ont toujours au total 24 heures d’enseignement obligatoire par semaine

ils vont à l’école quatre jours et demi par semaine, dont le mercredi matin 

ils n’ont pas plus de 5 heures 30 d’enseignement obligatoire par jour, ni plus de 3 heures 30 par demi-journée

ils ont une pause méridienne d’au moins 1 heure 30

Cette nouvelle organisation permet aux élèves d’avoir des journées de classe de 5 heures 15 en moyenne. Les enfants continuent à être pris en charge au minimum jusqu’à l’ancienne heure de fin de la classe, soit 16h30 dans la plupart des écoles. D’autres activités, conçues pour compléter l’enseignement scolaire, sont en effet proposées aux élèves sur le temps libéré".

Où donc est-il question de 9 demi-journées ???

Et des activités pour « compléter l’enseignement scolaire », c’est le Ministère qui le décréte, mais à charge des communes de le faire…. ou pas !

Par ailleurs, on prend comme exemples de bon fonctionnement, Paris, Grenoble et Ecuelles.

À Ecuelles, on déclare augmenter la matinée « parce que c'est là que l'on met les enseignements fondamentaux, et que cela permettra de mettre en place des groupes de compétences ». C’est quoi les enseignements fondamentaux ? Ceux préconisés par le décret de 1969 ?

C’est cela réformer à Ecuelles !

Mais pire encore, on ne le fait que pour les élémentaires, pour les maternelles, on leur laisse de longs temps d’école l’après-midi (tout le monde sait quelle est la disponibilité aux apprentissages l’après-midi des enfants de maternelle), classe de 13h45 à 16h !!! On doit évidemment beaucoup compter dans cette école, sur le rôle du sommeil pour apprendre ! Pourtant j’explique bien, dans mes conférences, qu’on n’apprend pas en dormant !

Quant à Paris, on a pu constater depuis la rentrée que tout se passe au mieux.

Grenoble, quant à elle, s’autorise à générer de la discrimination au sein des écoles : si les parents peuvent payer, les enfants ont droit aux « activités de qualité », mais s’ils ne peuvent pas payer, les enfants ont droit à la « récré-active » !!!!! Et c’est valorisé par le Ministère de l’Éducation nationale ! C’est d’ailleurs dans cette ville qu’il m’a été dit que ma façon de voir les projets pour aménager au mieux les temps de vie des enfants ne leur convient pas car « ils incitent tous les enfants à participer aux parcours éducatifs ainsi mis en place » ! Oui, j’avoue,  c’est bien l’objectif pour moi !

Et que disent les  « experts » adoubés par le ministère :

M. Testu veut "dédensifier les journées pour placer au bon moment les activités sollicitantes intellectuellement, physiquement, biologiquement" ! Diantre, que sont les activités à l’école qui sont sollicitantes biologiquement ?

Il ne donne rien d’autre comme arguments scientifiques pour ne pas rester à la semaine de 4 jours que sa célèbre « courbe de vigilance classique ». Ce collègue m’avait dit que je « tuais son fonds de commerce » en démontant cette courbe dans le livre que j’ai publié en 2011. J’y explique l’inanité de cette courbe, démonstrations scientifiques à l’appui, et lui ayant rappelé que je lui tiens le même discours depuis longtemps, il m’avait répondu : « certes, mais maintenant c’est écrit » !

De quoi s’agit-il ? De quatre points relevés à quatre moments de la journée, sur la base d’une mesure de l’attention de l’enfant consistant à calculer le nombre de bonnes cibles retrouvées (une seule cible à rechercher) en 30 secondes, puisqu’il s’agit d’enfants de CP. On relie ces 4 points entre eux et on parle de « courbe de vigilance ». On ne sait rien de ce qui se passe entre le 1Er, le 2ème ni entre le 2ème et le 3ème point et ainsi de suite, mais on parle de courbe. On prétend que le positionnement des 4 points quand les enfants sont en classe 4,5 jours correspond au rythme biologique de l’enfant ! 

Il n’est jamais question de la motivation des enfants pour ce qu’ils font et de son rôle dans les capacités attentionnelles de ces enfants, du rôle de l’intérêt qu’ils portent à la tâche, de l’importance de leur état de détente et de non stress, dans ces mesures, non, on affirme que le positionnement de ces quatre points correspond au rythme biologique.

Monsieur Peillon ne s’est même pas étonné de voir que si on moyenne les résultats de ces quatre points au cours de la journée, pour avoir une donnée globale de la capacité d’attention des enfants, on a un résultat identique que l’on soit à 4,5 jours ou à 4 jours !

D’ailleurs une autre étude menée par une étudiante de M. Testu montrait des résultats aussi surprenants, à savoir un travail de Saada et al. (2010) qui comparait la durée des petites vacances sur les fluctuations de l’attention, et qui permet de comprendre à quel point il peut être aberrant de vouloir à tout prix retrouver cette courbe. Les auteurs en conclusion, disent : « Les résultats révèlent qu’après un repos de dix jours, le niveau moyen des performances attentionnelles est plus élevé qu’après une période de vacances de 15 jours [...] mais le profil classique n’est repérable qu’après deux semaines de repos. Si le niveau d’attention est plus élevé après 10 jours mais qu’aucune variation n’est repérable [?!] il est ainsi légitime de s’interroger sur le bénéfice d’une courte période de repos chez les jeunes enfants » ! Il nous semble inquiétant qu’on puisse dire que parce qu’il n’y a pas de variations de l’attention, alors que les résultats moyens sont plus élevés, 10 jours de vacances ne sont pas bénéfiques ! Pour moi, peu importe qu’il y ait ou non des variations si le niveau attentionnel global est plus élevé ! Je continue donc d’affirmer que la courbe dite classique ne doit pas être un des points majeurs à prendre en considération pour proposer l’organisation du temps scolaire la plus adéquate pour l’enfant. Notons que Testu lui-même avait montré que le niveau de difficulté des tâches modifie substantiellement cette courbe.

De quoi parle-t-on lorsque l’on parle des « rythmes biologiques » de la vigilance ?

Voici ce que la chronobiologie reconnaît à ce propos : (données recueillies chez des adultes, peu existent chez l'enfant, mais ne changent chez eux que les horaires affichés, le principe est le même).

« La vigilance et la somnolence sont deux aspects d’un même état fluctuant dont les variations circadiennes sont divisées en deux sous-cycles d’environ 12 heures chacun. En d’autres termes, les gens placés dans un environnement dépourvu de repères temporels montrent un rythme biquotidien de propension au sommeil. 

La première et la plus importante période de somnolence se manifeste autour de l’heure à laquelle on a l’habitude de se coucher et atteint un sommet entre 3 h et 6 h. C’est l’heure où le métabolisme et la température corporelle ont leur niveau le plus bas. La vigilance est au plus bas, on est physiquement maladroit et on a l’esprit engourdi.

Le deuxième pic de somnolence survient 12 heures plus tard, entre 14 h et 16 h. De moindre importance que le premier, il est néanmoins bien connu de tous : c’est le « coup de fatigue » de milieu d’après-midi. Associé à tort à la digestion du repas du midi, il n’est pas non plus lié à la chaleur de l’après-midi. Des études ont en effet démontré la présence des deux creux dans la courbe de notre vigilance tant chez des sujets vivant sous l’équateur que chez ceux vivant en Amérique du Nord. La somnolence de l’après-midi est également ressentie même si on n’a rien mangé à l’heure du dîner. De plus, chez la plupart des gens, il n’y a pas de somnolence similaire après le déjeuner ou le souper. » (Bruno Dubuc, Le cerveau à tous les niveaux).

source :Dr. Guilhem Pérémarty

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On n’a aucune donnée similaire chez l’enfant, car il est quand même déontologiquement difficile de les placer hors du temps pour analyser leur rythme circadien, mais on ne peut ici que constater le fait que le matin est bien le moment le plus propice à un bon niveau de vigilance, ce qui est tout à fait confirmé par ce que l’on sait de la courbe de cortisol : Le cortisol, dont la sécrétion connaît une pointe juste avant le réveil, atteint son taux le plus élevé au lever et contribue ainsi à l'activation générale de l'organisme.

Une courbe circadienne de ce cortisol se trouve dans le rapport de l’Inserm, dans le premier chapitre portant sur les Rythmes Biologiques ; Synchronisation et désynchronisation. (http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/178/?sequence=6)

Elle est reprise d’un article de Touitou et al de 1984. Il est dit dans ce chapitre que les profils de cortisol constituent de bons marqueurs des rythmes circadiens.

On y voit fort bien pourquoi je ne cesse de dire qu’il faut privilégier la matinée, en l’allongeant fortement, pour toutes les activités relevant du programme scolaire, ce que disait déjà aussi Binet au début du 20ème siècle (il parlait de la "clarté mentale" de la matinée pour faire travailler les écoliers).

Pour l’anecdote, j’ai participé à de nombreux congrès scientifiques en présence de Yvan Touitou, à chaque présentation de travaux de chronopsychologie, essayant de mettre en évidence l’existence de rythmicités des activités psychologiques comme l’attention, la mémoire, les activités intellectuelles, Yvan Touitou disait en permanence : « oui, mais vous, les psychologues, vous n’avez pas démontré l’existence d’une horloge interne régulant les variations temporelles des activités psychologiques » .

Il est vrai que beaucoup de chercheurs qui s’étaient lancés dans ces travaux dans les années 1980, ont interrompu ces recherches tant il est apparu que de nombreux facteurs interviennent dans les évaluations menées en psychologie qui ne permettent pas de conclure sur l’existence de fluctuations temporelles rythmées pour les activités ainsi évaluées.

De fait en ce qui concerne l’attention, celle-ci dépend de la régularité du rythme  veille-sommeil de l’enfant, de son niveau de stress au moment de la mesure, de sa motivation intrinsèque par rapport aux activités qu’il est en train de réaliser (voir l’exemple du jeu vidéo et de la durée d’attention, sans fluctuation, de l’enfant qui, pourtant, réalise une tâche lui demandant de la dextérité motrice fine). Bien d’autres facteurs interviennent dans le niveau d’attention de l'enfant, son niveau de compétence par rapport à l’activité, le sens qu’elle a pour lui, etc.

Et c’est pour toutes ces raisions qu'il faut s'appuyer sur toute l’intelligence et les compétences des enseignants, pour qu’ils sachent ajuster les changements de séquences pédagogiques et d’activités en fonction des observations qu’ils font de leurs élèves dans leurs classes.

Le deuxième expert du Ministère, Marcel Rufo, est pédopsychiatre.

Je l’ai, comme beaucoup, souvent entendu sur toutes les ondes, radio, télévision, mais j’avoue n’avoir jamais perçu qu’il était expert des rythmes de l’enfant, qui plus est, selon le ministère, des « rythmes scolaires ».

Il s’exprime dans le document des experts du ministère, sur le rôle que vont jouer les activités périscolaires sur le développement intellectuel de l’enfant.

Et là où j’ai cru m’étouffer, c’est d’entendre à quel point M. Rufo connaît bien la France, a sillonné tous les territoires, pour savoir comment vont s’organiser ces activités pour le meilleur développement de l’enfant !!

Petit florilège des pensées de cet expert :

« Cette réforme est importante pour l’égalité des chances. Faire de la musique, du théâtre, des VOYAGES ( !!!!, oui, il a bien dit des voyages !), va permettre une ouverture culturelle à tous les enfants !!! ». Sûre que les enfants rouennais vont apprécier le VOYAGE offert par le goûter de fin d’après-midi qu’aura payé leur famille !

« Quand on a des problèmes en repérage spatial, être bon en VOILE, permettra d’être meilleur en géométrie !!!! Être bon en théâtre permettra de mieux apprendre ses récitations !! »

Et Monsieur Rufo s’aventure à dire qu’il faudra « OSER évaluer dans trois ou quatre ans pour montrer que cette réforme est bonne pour les enfants » !!!!

Comment, le Ministère a mis en place un comité de suivi qui ne se permettra d’évaluer que dans trois quatre ans ? Mais d’évaluer quoi ? Quel  est le niveau de base préalable à partir duquel on pourra dire que c’est mieux ou moins bien pour l’enfant ? Les villes qui se sont lancées dès 2013, ont-elles réalisé au cours de l’année 2012-2013 ces évaluations AVANT MISE EN PLACE DU PROJET pour avoir ce niveau 0 permettant ensuite les comparaisons ? Si non, ont-elles lancé dès cette année ces évaluations en utilisant des écoles témoin (encore à 4 jours) pour au moins comparer des données comparables ?

Comme je crains fort que ce n’est pas mis en place, (pourtant avec deux scientifiques experts, c’eut dû être la première chose à construire, l’évaluation des dispositifs), on se contentera une fois de plus en France d’intuitions, de ressentis, pour dire que c’est mieux !

Alors que le ministère possède en son sein, ainsi que celui de Jeunesse et Sports, de nombreuses évaluations qui ont été faites, de façon rigoureuse, avec suivis d’enfants et mesures réalisées auprès des enseignants, des parents, des animateurs, pendant plusieurs années, aux périodes où des expériences importantes ont été menées pour modifier l'organisation des temps de vie des enfants.

J’avoue peu modestement que très récemment j’ai été contactée par des journalistes de radio nationale, ceux-ci voulaient absolument me présenter comme quelqu’un ayant conseillé le ministre, quand je vois les conseils qu’il a reçus,  je suis heureuse d’avoir dit à ces journalistes que jamais les propositions que j’avais faites en leur temps au ministre n’avaient été retenues par lui.

Toutefois je soupçonne M. Rufo de m'avoir lue quelque peu puisqu'il termine quand même son exposé en disant que ce sont les temps des enfants qui doivent être réformés, pas les temps périscolaires ! Bingo !

Mais je me dis aussi aujourd’hui que Monsieur Peillon, finalement si mal conseillé, ne peut plus avancer, - comme il le fait maintenant-, comme argument pour refuser les demandes de projets innovants, au service vrai des enfants, mais qui s’inscrivent dans une semaine de 4,5 jours (comme dit d'ailleurs dans ce document du ministère) que celui consistant à dire : « il faut que les enseignants soient 9 demi-journées dans leur école ». Ce n’est pas pour l’enfant que c’est important, mais bien pour s’assurer d’une présence permanente de ces PE ! Quand on sait qu’ils ont de nombreuses heures complémentaires à réaliser en dehors de leur classe, de nombreuses réunions, que tous les enseignants du secondaire peuvent eux réaliser sur des après-midi, quand ce ne sont pas des journées, libérées.

Il est d’ailleurs cocasse de constater qu’au cours des conseils rassemblant PE et professeurs de collèges, lors des transmissions CM2-6ème, les enseignants du secondaire sont payés pour y participer, pas les PE me semble-t-il, mais surtout, nombre d’enseignants du secondaire n’hésitent pas à quitter le conseil quand l’heure a sonné au vu du nombre d’heures pour lesquelles ils sont payés. C’est évidemment à partir des paroles de collègues ayant vécu ces situations que je les évoque ici. 

Si M. Peillon, M. Rufo, M. Testu connaissaient aussi bien l’école primaire qu’ils l’affirment, ils sauraient la lourde tâche que représente le fait de devoir accompagner tout au long de l’année, tous les jours et toutes les semaines, tout un groupe classe, en tenant compte des différences interindividuelles encore fortement marquées à ces âges. On sait tous qu’on se souvient très longtemps d’une maîtresse ou d’un maître qu’on a eus à l’école maternelle ou élémentaire, parce qu’on vit avec elle ou lui une année entière, au moment où tout s’imprime dans nos apprentissages nouveaux.

Ce serait bien le moins que d’accorder à ces enseignants la possibilité d’avoir des temps de vraie disponibilité, pas des temps émiettés chaque jour, pour avoir toute l’efficacité nécessaire dans les travaux hors classe qu’ils ont à réaliser chaque semaine.

Et en face de ces experts qui essaient de vendre au mieux la réforme du ministère, on a un maire qui se bat pour conserver dans sa ville une organisation qui fait ses preuves depuis 24 ans !!!  Organisation qui est passée au travers de tous les gouvernements successifs depuis sa mise en place, et qui risque de ne pas résister à celui qui a déclaré vouloir « refonder l’école » ! Faut-il en rire ou en pleurer ??? Voir les articles sur divers médias à propos de Munster. 

Monsieur Peillon, lors de notre dernière rencontre à la rentrée 2013, à Roubaix, vous m’avez promis, devant témoins et pas des moindres (M. le Recteur, M. le DASEN, M. le Maire de Roubaix) que nous nous rencontrerions en octobre, pour que je puisse partager avec vous tout ce que j’ai eu occasion de voir et d’entendre au cours de toutes les rencontres que j’ai faites depuis le début de l’année, sachant que j’ai aujourd’hui traversé plus de 200 communes ou communautés de communes.

Il ne reste que quelques jours pour que vous teniez votre promesse,

j’ai bien compris que vous aviez à présent d’autres préoccupations en tête, puisque vous avez déclaré publiquement vous représenter aux élections européennes et ne pas forcément renoncer à mener campagne pour ce faire.

Mais il me semble que l’intérêt de l’enfant auquel vous attachez tant d’importance, vaut bien quand même une rencontre vous permettant d’avoir la température la plus proche de la réalité du terrain concerné par votre action, non ?

Merci, pour le moins, de l’attention que vous aurez bien voulu accorder à ce nouveau message.

Saada, Y, Gana, K. & A. Unta (2010) La durée des vacances scolaires affecte-t-elle les performances attentionnelles en classe au retour de vacances ?, Psychologie Française, Volume 55, Issue 3, septembre 2010, pp. 231 - 242

Touitou Y, Févre M, Bogdan A, Reinberg A, De Prins J  et coll. Patterns of plasma melatonin with ageing and mental condition : stability of nycthemeral rhythms and differences in seasonal variations. Acta Endocrinol  1984, 106 :  145-151