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Le comble du cynisme à l’EN


L’autre soir je suis tombée par hasard sur un reportage concernant le retour de la semaine scolaire à 4 jours pour 85% des communes. 
Pour rappel, l’argument principal, tant des parents que des enseignants, pour ce rétropédalage, était « la grande fatigue » des enfants du fait de la classe le mercredi matin, les obligeant à se lever tôt tous les matins. 
Le reportage que j’ai regardé se déroulait dans une commune d’Ile de France. La question posée par le journaliste : que propose maintenant la mairie pour les enfants le mercredi ? 
Et bien devinez ce que fut la réponse : une « salle de classe » dans laquelle un groupe d’enfants (certes ni 30 ni même 25) avait droit à 2h30 d’anglais sur les matinées des mercredi ! 
Ces enfants ne seront pas fatigués d’apprendre de l’anglais pendant 2h30, le mercredi matin, n’esy-ce pas  !

Sachant qu’évidemment ils se seront levés à la même heure que les autres jours (or que disaient les parents à ce propos quand il fallait aller à l’école ?).

Outre qu’on se moque de nous en remplaçant une matinée de classe par 2h30 d’anglais, il ne vous aura pas échappé qu’évidemment cela ne concerne que les enfants de familles qui peuvent payer ! Qui seront fières de se vanter que leurs enfants ont bien progressé en anglais ! 


Merci monsieur le Ministre, qui prônez une « école de la confiance », de générer ainsi de réelles inégalités.
Car à la fois les enfants dont les familles ne peuvent pas payer, passeront probablement beaucoup de leur temps devant des écrans, et ce sans doute pas sur des « sites éducatifs », mais ce sont eux aussi, pour la plupart, qui subiront les méfaits, sur les apprentissages, de cette densification des journées de travail.
138 jours sur l’année, jours fériés compris, alors qu’il y en a 180 à 200 partout ailleurs, pour délivrer, de façon très massée, le programme d’une année ! 


De plus quelles sont les familles qui pourront inscrire leur enfant à tout ce qu’elles pensent en faire les élites de demain ? Pendant que beaucoup d’autres familles n’auront d’autre solution qu’ « offrir » à leur enfant ce qui leur coûtera le moins cher possible ? 
Quand je pense aux parcours de découverte dont peuvent bénéficier gratuitement, tous les enfants de la Com Com du pays Fléchois, de Tarnos, Mulsanne ou encore plusieurs communes de l’Ariège, en même temps qu’ils profitent de temps de classe organisés pour leur permettre d’apprendre en étant disponibles et motivés, je constate que décidément, rien n’est fait pour réduire les inégalités pointées par nombre d’enquêtes internationales. 
Au contraire, je crains fort qu’elles ne se creusent.

Merci aux Politiques de toujours ne se préoccuper d’abord que des résultats des élections à venir et donc des électeurs qui feront ces résultats ! Les enfants n’en font jamais partie !

l'Éducation nationale et ses paradoxes !

Je suis invitée par une commune à venir assurer une conférence autour du sommeil des enfants, à destination de la population. 

L'infirmière du lycée de cette commune a estimé utile de me demander si j'acceptais d'intervenir auprès des lycéens de seconde, ce qu'évidemment j'ai accepté bien volontiers. 

Comme je pouvais passer deux jours dans cette commune, l'organisateur a suivi l'idée que j'avais suggérée, à savoir proposer une conférence pédagogique pour les enseignants, concernant les rythmes biologiques des enfants, d'autant que la commune est passée à 4 jours !

Cet organisateur a rencontré la Dasen à qui il a expliqué l'idée. La réponse de celle-ci, qui, avec bien peu d'objectivité, fait connaître son penchant pour cette semaine de 4 jours, a jugé utile de faire remarquer que j'étais une fervente défenseuse de la semaine allongée. 

Quant à libérer les enseignants pour une telle conférence, elle répondit que "le sommeil n'est pas au programme, donc inutile de faire une conférence aux enseignants sur ce sujet" ! 

Curieuse de nature, je suis allée regarder de près les évaluations imposées aux enfants de CP et CE1 depuis la rentrée. Et que n'ai-je pas trouvé pour les enfants de CE1, relatifs aux exercices de français pour tester leur compréhension d'un texte lu ? Voici ci-dessous l'exercice de lecture, 8 mns laissées aux enfants pour lire et comprendre ce texte. Et je joins les questions ensuite posées à ces mêmes enfants.

1 sommeil texte a lire2 sommeil re ponses a cm

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Connaître le Sommeil pour le respecter

La fatigue constatée chez beaucoup de nos enfants est très souvent imputable au fait qu’ils ne dorment pas assez ou que leur sommeil est de mauvaise qualité.

connaitre mieux son fonctionnement permet d’adopter les bonnes attitudes pour pouvoir le respecter et ce, pour chaque enfant.

D’où cet entretien pour aider chacun à adopter les bonnes décisions : https://www.nouvelobs.com/education/20180910.OBS2092/forcer-un-enfant-a-dormir-est-aussi-deletere-que-de-l-en-empecher.html

 

Bonne lecture 

Nos enfants doivent pouvoir respirer !

Le temps scolaire représente 10% du temps de vie total d'un enfant de l'école primaire. 90% de son temps est donc occupé autrement, dont environ 43% à dormir. Mais il en est qui finissent par ne plus avoir de temps libre, tant ils sont constamment occupés. 

Faut-il impérativement que nos enfants aient des activités non-stop en dehors de l'école ? Est-ce cela qui en fera les élites de demain ? 

Savoir aussi s'ennuyer est une vraie richesse, car alors on profite d'un temps à soi, qui nous permet de développer tout notre esprit créatif. Offrons ces temps à nos enfants, ils nous en sauront gré. 

J'ai accepté de faire cette interview car la journaliste se posait de très bonnes questions relativement à son  propre enfant. 

Bonne lecture à vous et prenez les bonnes décisions pour la rentrée. 

http://madame.lefigaro.fr/enfants/quand-et-comment-choisir-lactivite-extra-scolaire-de-son-enfant-a-quel-age-linscrire-interview-conseils-de-claire-leconte-professeure-de-psychologie-de-leducation-280818-150171

Monsieur le ministre, réfléchissez !

Parce que des décisions d'adultes, prises entre adultes, vont une fois de plus desservir les enfants qui ont tant besoin d'une école leur permettant de se donner confiance dans leur capacité de réussir, il m'a semblé utile de faire à nouveau quelques grands rappels, puisque visiblement l'essentiel est oublié !

Oui il existe des données scientifiques prouvant que c'est bien le matin que les apprentissages, quels qu'ils soient, peuvent être acquis dans les meilleures conditions de disponibilité cognitive des enfants. Ce qui signifie que plus on a de matinées scolaires dans une semaine, plus on a de chances d'aider chaque enfant à travailler au mieux de ses potentialités. Les réduire au cours d'une semaine, va fragiliser plus encore les enfants fragiles, car elles vont les obliger à se maintenir au top de leurs compétences tous les après-midis correspondant aux jours de classe, c'est une erreur qu'aucun autre pays que la France ne commet. 

Une tribune est parue, dans Libé, le 13 août dernier, la voici pour celles et ceux qui visitent mon site. 

Bonne lecture, 

http://www.liberation.fr/debats/2018/08/13/rythmes-scolaires-est-ce-bien-raisonnable-monsieur-blanquer_1672431

Parce que je suis en colère

un blog sert aussi à partager des coups de colère comme d’aileurs des satisfactions 

Cette tribune du Monde exprime tous mes ressentis actuels, et ce qui est dénoncé a des conséquences sur l’évolution de notre société et parallèlement de l’éducation de nos enfants 

C’est pour quoi je la partage ici :

 

Dans une tribune au « Monde », le prix Goncourt 1990 Jean Rouaud revient sur l’altercation entre le chef de l’Etat et un jeune en marge des commémorations de l’appel du 18-Juin.

« Cher Manu,

Ou plutôt très cher Manu, si on considère la folle montée des enchères qui accompagne votre mandat, au point que le gel des aides personnalisées au logement (APL), après la ristourne de 5 euros, a un côté tirelire en céramique rose comparé aux cadeaux somptueux offerts aux puissants.

En même temps, on a compris que 5 euros, c’était du « pognon » (en gros, l’argent que les enfants économisent pour la fête des mères), et que les cadeaux fiscaux, les dividendes, les salaires pharaoniques, c’est de l’investissement, du ruissellement, comme le bouquet final du feu d’artifice du 14-Juillet, quand des ombelles étincelantes se déversent au-dessus des campeurs ébahis qui resteront un jour de moins, parce que d’année en année le budget vacances est de plus en serré. Du moins pour ceux qui ont encore la chance de partir.

Sémantiquement, « pognon » fait vieux, plus du tout utilisé, mais c’est sans doute voulu, puisque tout est passé au pesoir de votre propagande. Que les aides aux démunis coûtent du blé, une blinde ou un bras, les démunis, ça risquait de leur parler. Ce n’était donc pas à eux que le message s’adressait. En langage crypté, « pognon » vise directement les nantis, qui ont toujours, sémantiquement, un train de retard quand ils se la jouent peuple. Un peu comme ce candidat à la présidentielle qui allait toujours faire ses courses à Prisunic. Et même à « Prisu », s’il s’était vraiment lâché. Ce qui lui a coûté votre place.

Ce sont les mêmes, nantis, vieux et bien-pensants, tous honnêtes gens, c’est-à-dire gens de grands biens, qui, au nom des valeurs (sonnantes et trébuchantes), refusaient jadis catégoriquement toute idée d’impôt sur le revenu, qu’ils considéraient comme un « vol de la propriété » – « le secret des fortunes violé », s’étranglait l’ignoble Thiers –, et qui trouvent aujourd’hui insupportable, inconcevable, inenvisageable, et pour tout dire scandaleux, d’aider leur prochain sous prétexte que tous ces assistés ne seraient pas fichus de se débrouiller par eux-mêmes.

C’est la grande loi naturelle du monde, que chacun soit récompensé selon son mérite. Celui de vos commanditaires est-il grand d’être nés pour la plupart une cuillère dorée dans la bouche ? De plus, on ne voit pas en quoi il y aurait du mérite à avoir du mérite. Le méritant ne peut que se féliciter de sa chance d’être méritant. Ce qui ne l’autorise en rien.

Mais revenons au « prochain », le terme devrait vous sensibiliser. Vous avez dû l’entendre à la Providence. On le rencontre, souvenez-vous, dans l’Evangile. Il renvoie au proche, à celui qui est là, qui souffre tout à côté. Et normalement, si on lit bien le Texte qui fonde la chrétienté, si on veille à le « respecter » à la lettre, on ne laisse pas le démuni dans la rue, ni le migrant sur son radeau percé. C’est le B.A.-BA, même pas à discuter.

Cette cécité, destinée à ne rien voir de ce qui ronge le cœur et l’esprit, on la trouve pour mémoire chez Matthieu et Marc, qui rapportaient les paroles de leur étrange ami, et déjà Esaïe la dénonçait. A croire que c’est une constante chez les riches. L’argent rend aveugle. Et si ceux-là, par un geste inconsidéré d’humanité, en venaient à mettre la main à la poche, pour éviter tout dérapage charitable, on a créé dans les paradis fiscaux des poches étanches, hermétiques au salut collectif par la redistribution, en confiant à des algorithmes sans pitié le soin de brouiller les codes d’entrée.

Dans le dispositif ségrégationniste qui se déploie en direct sous nos yeux, les algorithmes et les logiciels sont une pièce essentielle. Ce sont eux qui avec la volonté des élites sont en train de couper le peuple en deux. D’un côté, selon votre adage dit « de la gare du Nord », ceux qui réussissent s’entendent à faire de l’argent et parlent nécessairement la langue des GAFA, et de l’autre, les perdants de la vie qui ne comprennent rien à cette novlangue numérique et ne parlent que le jargon des fins de mois où il manque toujours de quoi.

Il suffit de suivre le parcours du combattant d’une réclamation par téléphone, où jamais on n’entend d’autres voix que synthétiques nous demandant inlassablement d’appuyer sur la touche étoile, ou de remplir n’importe quelle fiche sur Internet où, de code secret en mots de passe, on en vient de guerre lasse à renoncer, pour comprendre qu’on n’est pas souhaité dans ce « Dark World 2.0 ». Le couperet tombe là. Impitoyable. L’avantage, c’est que la machine à exclure fonctionne sans qu’on ait besoin d’agents pour faire le tri, de lampistes derrière un guichet recevant à longueur de journée les doléances. Elle ne sélectionne que les esprits valides. Entendre rentables, solvables.

Au besoin, elle se charge d’une partition plus fine, et par étages, de votre société idéale au moment de payer les impôts : en liquide jusqu’à trois cents euros, par chèque jusqu’à mille euros, et au-delà par carte bancaire. Ce qui dessine assez bien le paysage désiré par les possédants. La carte bancaire étant la voie royale à la démonétisation qui concentrera tout l’argent du monde dans les coffres virtuels enfouis dans le permafrost de Visa et d’American Express.

Comme dans la recette de César remplissant doctement son verre sur le zinc, il y a bien sûr un quatrième tiers, mais celui-là, on n’en parle même pas, c’est le quatrième tiers de la misère, sans carte bancaire et parfois sans papiers, qui est un mix de quart et de tiers-monde. Le monde des non-imposables, composé des laissés-pour-compte – de tout compte.

Pour eux, on inventera un revenu universel à bas prix, à petites goulées d’oxygène, pour les maintenir tout juste en vie sans qu’ils perturbent vos manigances d’oligarques. Mais la misère, visiblement, vous retient peu, obnubilé que vous êtes par vos amis abonnés au magazine Forbes. Et de grâce, épargnez-nous la parade giscardienne indignée sur « le monopole du cœur » – qu’on se rappelle le cœur de Giscard dans son reliquaire de diamants.

Tellement peu votre « affaire », les difficultés à vivre et à survivre du plus grand nombre, que les humbles en font cruellement l’expérience chaque fois que vous descendez de votre trône de parvenu docile aux puissances d’argent.

A peine un pied sur le parvis du peuple vous souffletez les « illettrées » des abattoirs de Bretagne, les ouvriers incapables de se payer des costards, les infirmières toujours à se lamenter d’empiler les heures. Il est évident que, dans ce cas, on ne peut exiger de vous que vous penchiez votre légendaire compassion sur la terre et les animaux. Les animaux continueront ainsi à être maltraités avant d’être abattus sans anesthésie, les poussins mâles d’être jetés vivants à la broyeuse, la terre d’être abreuvée de glyphosate et autres substances assassines, qui engraissent les profits de Bayer et de Monsanto, et on demandera à Total et à l’huile de palme d’assurer la transition énergétique.

Quel besoin d’un plan B pour la terre aussi longtemps que le plan A permet de gaver vos amis jusqu’à en crever. C’est bien sûr sa limite, mais comme Philippulus, le prophète fou de L’Etoile mystérieuse, vous serez célèbre pour avoir anticipé et accéléré la fin du monde. Il convient, sur ce point, d’accorder une mention spéciale à votre pathétique supplétif, préposé à la préservation des espaces, des espèces et du climat. On en fait le champion du monde des avaleurs de couleuvres. Ce qui est beaucoup lui accorder. Il n’a pas d’estomac.

Et maintenant, c’est la jeunesse que vous sermonnez, avec votre mentalité de pion de dortoir. La jeunesse s’en prendrait à votre olympique fonction. Laquelle jeunesse, si elle ne se conduit pas bien, n’aura pas ce beau costume qui est pour vous le mètre étalon de la réussite. Et qu’est-ce qui nous vaut ce courroux jupitérien ? La jeunesse vous aurait appelé Manu. Ce qui est tendre si vous vous rappelez la chanson de Renaud. « Eh déconne pas Manu, c’t’à moi qu’tu fais d’la peine. » Ce qui est objectivement vrai.

Mais ce qui dénote pour vous, cette vérité, un manque de respect. Au passage, il ne vous fait rien de stigmatiser un jeune garçon et de le jeter en pâture pour alimenter votre propagande narcissique. Encore une démonstration de pure charité.

Réfléchissez cependant. Il est possible que le respect que vous exigez, il vous reviendrait au contraire de l’exercer vis-à-vis de ceux qui vous ont mis à cette place et qui attendaient que vous respectiez votre parole. Car si on s’en tient à l’idée que vous vous faites de la représentation, et à l’image que vous en donnez, la fonction n’est rien d’autre que ce portemanteau qui vous suit partout et a du mal à s’ajuster à vos épaules. Rappelez-vous : « Y a comme un défaut. » Vous devez connaître, c’est un truc de vieux : Fernand Raynaud faisant remarquer à son tailleur que son « costume », qui plisse de tous côtés, ne va décidément pas.

L’été arrive, c’est le moment de tomber la veste. « On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste. » Encore un truc de vieux. L’an 01, cette fois. Un conseil pratique que vous auriez pu donner au jeune homme pour le jour où il voudra « faire la révolution ». Ce qui laisse des ouvertures. Il n’est pas inutile de rêver. Les rêves sont des programmes, cher Manu.

Jeannot »

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connaître les besoins des enfants quel que soit le contexte

Le débat est toujours figé sur la question 4 jours ou 4,5 jours, mais personne ne s'inquiète de savoir ce qui devrait être fait, à tout moment, dans tous les environnements, pour respecter vraiment les besoins des enfants.

Cela impose de s'approprier des connaissances que bien peu d'acteurs éducatifs possèdent, qu'ils soient parents, enseignants, animateurs ou autres. 

Ci-dessous 4 sites qui peuvent aider à améliorer ces connaissances : 

https://territoireseducati.wixsite.com/rythmes

https://www.echosciences-auvergne.fr/communautes/trouve-ton-rythme

http://www.dvdsommeil.fr

http://www.institut-sommeil-vigilance.org/tout-savoir-sur-le-sommeil

Et vous pouvez m'écrire pour obtenir des compléments d'information ou des aides pour travailler avec les enfants 

apprenons à bien dormir

Pour tout savoir et faire savoir aux enfants, des bienfaits du sommeil mais aussi des conséquences sur la vie quotidienne d'un mauvais sommeil, voici le site d'une collègue lyonnaise qui met à disposition divers documents, pour les enseignants. 

Faites en bon usage !

http://www.memetonpyj.com