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L'heure solaire, un bon indicateur pour notre santé ?

Depuis que nous sommes passés à l’heure d’été, on entend à nouveau des « spécialistes » déclarer que cette heure est problématique pour notre organisme car elle est éloignée de deux heures de l’heure solaire. Ils affirment cela sans donner le moindre argument pour conforter leurs dires.

Mais quelle est donc cette heure solaire à laquelle ces spécialistes se réfèrent ?

Quelle est son existence sur le territoire ne serait-ce que métropolitain français ?

Je vais vous démontrer avec plusieurs exemples à quel point nous nous trompons en évoquant cette heure solaire.

Quel est le fonctionnement de la Terre ?

D’une part elle tourne sur elle-même, mais elle tourne également autour du soleil.

Que sait-on de ces rotations ?

Elle tourne sur elle-même.

C’est cette rotation qui nous permet de vivre le passage du jour à la nuit.

La rotation de la Terre se fait vers l’est, soit en sens direct, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Une rotation complète s’effectue en moyenne en 23h56mns et 4,1s. C’est parce qu’elle tourne également autour du soleil que le jour solaire dure quelques minutes de plus et atteint environ 24h.

Pour une comparaison avec d’autres planètes, Jupiter tourne en seulement 10h., Mars en 2,5 h. et Vénus en 243 jours terrestres et en sens inverse, soit dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce qui est remarquable pour Vénus est que si un jour vénusien dure 243 jours terrestres, l’année vénusienne quant à elle ne dure que 225 jours terrestres !

Ce qui représente pour nous, simples citoyens, un des mystères de notre système planétaire.

Elle tourne autour du soleil.

Ce que tout le monde semble oublier est que la Terre tourne sur une ellipse, et pas sur un cercle, mais aussi que son axe de rotation n’est pas perpendiculaire au plan de l’écliptique (plan géométrique contenant la trajectoire dans l’espace dessinée par la Terre qui tourne autour du Soleil), mais est incliné d’un angle constant de 23,6°. Cela signifie qu’au cours de sa révolution autour du Soleil, la Terre ne présente pas toujours la même configuration au soleil. On dit de la Terre que son orbite est elliptique.

L’exposition solaire de la Terre est donc changeante, ce qui explique pour le moins les saisons.

Au cours de l’année nous connaissons deux équinoxes et deux solstices qui marquent les changements de saison.

L’équinoxe est le moment de l’année où le Soleil se trouve au zénith à l’équateur terrestre, à la verticale au dessus de l’équateur, la Terre se trouve alors à angle droit (par rapport aux pôles) avec les rayons du soleil. Le jour et la nuit ont alors la même durée.

Nous avons ainsi un équinoxe de mars, le 20, et un équinoxe de septembre, le 22.

Le solstice quant à lui correspond au moment de l’année où les rayons du soleil touchent la Terre avec l’angle le plus incliné. Il définit le passage du Soleil directement à la verticale au-dessus du Tropique du Cancer l’été et du Capricorne l’hiver. L’été le Soleil éclaire l’hémisphère nord pendant une durée maximale.

Ainsi le solstice d’été représente la journée la plus longue de l’année alors que le solstice d’hiver la journée la plus courte. L’été, en France, ce sera le 21 juin, l’hiver le 21 décembre.

Que sait-on du fonctionnement de la Terre.

On dit souvent de la Terre qu’elle a une consistance non pas solide mais plastique : quand elle tourne sur elle-même, l’effet de la force centrifuge fait que son rayon aux pôles (6357 kms) est inférieur à celui qu’elle a à l’Équateur (6378 kms).

Sur une année la Terre revient à la même position sur son orbite en 365 jours, 6h et 9mns 4s.

C’est ce différenciel entre 365 jours d’une année calendaire et les mouvements réels de la Terre qui nous oblige à avoir une année bissextile tous les 4 ans.

Il faut aussi entendre que les forces de marée entre la Terre et la Lune ralentissent la rotation de la Terre sur elle-même, si bien qu’en étudiant les fossiles que l’on possède, on constate qu’il y a 380 millions d’années, l’année comportait 400 jours mais avec une journée qui ne durait que 22 h. (8800 heures annuelles pour 8760 aujourd’hui).

Pour tout dire, les études ont montré que "il y a 1,4 milliards d'années, à l'apparition de la vie, la journée durait 18 heures, à l'époque des dinosaures, il y a 400 millions d'années, c'était 22 heures, et il y a 4000 ans, pendant la construction des pyramides, 23heures et 59 minutes" explique le journaliste Jean-Christophe Batteria sur le plateau de France 3. (1)

On sait encore que notre Terre se déplace au cours du temps. Ainsi en France métropolitaine, en raison de la tectonique des plaques, on paecourt en moyenne un centimètre par an vers l'est. L'Afrique quant à elle, remonte de deux centimètres par an vers le nord. Mais le record revient à la plaque pacifique qui avance d'environ 10 centimètres par an vers le nord-ouest. 

Même si nous n'en avons pas du tout conscience, la Terre se déplace extrêmement vite chaque jour. Elle effectue autour du Soleil un parcours elliptique de 940 millions de kms en une année. Ramené à un temps plus court, nous accompagnons la Terre qui fonce à 107 000 kms par heure en moyenne (29,78 kms par seconde) ! Qui a conscience de ça ?(2)

Quelle incidence tous ces mouvements terrestres dans le système solaire cela a-t-il pour l'ensoleillement de nos communes du territoire métropolitain français ? 

Je me suis amusée à classer 36 communes réparties sur tout le territoire, 

classement en fonction des heures de coucher du soleil, à la fois en plein hiver, le 4 janvier, et en plein été, le 15 août.

Que constate-t-on ?

Le 15 août, c’est à Nice que le soleil se couche le plus tôt, soit à 20h35 (18h35 heure solaire), et c’est à Brest qu’il se couche le plus tard, soit à 21h33 (19h33 heure solaire). Une heure de décalage entre ces deux communes.

Le 4 janvier, c’est à Strasbourg qu’il se couche le plus tôt, à 16h47 (15h47 heure solaire) et à Saint Jean de Luz qu’il se couche le plus tard, à 17h44 (16h44 heure solaire), soit à nouveau une heure de décalage.

Autre chose étonnante, le changement observé dans une même commune de son classement selon  l’été et l’hiver.

Ainsi le 15 août, le soleil se couche à la même heure à Laon et à Tarbes, soit à 21h03.

Mais le 4 janvier, s’il se couche à 16h59 à Laon, il ne se couche qu’à 17h37 à Tarbes, soit près de 40 mns plus tard.

De même le 15 août, il se couche à la même heure à Perpignan et à Nancy, à 20h51. Mais le 4 janvier, s’il se couche à 16h52  à Nancy, il ne se couche qu’à 17h28 à Perpignan ! soit à nouveau près de 40 mns de décalage.

Autre exemple encore, le  15 août, il se couche à la même heure à Arras et Bordeaux, soit à 21h09. Le 4 janvier, il se couche à 16h59 à Arras mais seulement à 17h34 à Bordeaux.

Le 15 août, il se couche à la même heure à Amiens, Biarritz et Saint Jean de Lu, soit à 21h10. Mais le 4 janvier, s’il se couche à 17h03 à Amiens, il attendra 17h43 et 17h44 pour se coucher à Biarritz et à Saint Jean de Luz.

Le 15 août il se couche à la même heure à Dieppe et La Rochelle, à 21h14, sachant qu’il se couche ce jour là à 20h35 à Nice et Menton, coucher le plus tôt. Mais le 4 janvier, il se couche à la même heure à Dieppe, Nice et Menton, soit à 17h07 alors qu’il est déjà couché depuis 16h47 à Strasbourg et Sarreguemines, et à la Rochelle il se couche à 17h32 !

Pour en finir avec ces comparaisons scientifiques, la seule commune qui conserve la même place dans le classement entre le 15 août et le 4 janvier est la ville de Limoges, qui dans les deux cas est à la 17ème place sur les 27 classées, classement tenant compte de doublons sur certaines places.

Toutes les autres communes changent de place, ainsi Dunkerque est à la 22ème place le 15 août mais passe à la 5ème le 4 janvier ! Amiens qui est à la 21ème place le 15 août passe à la 8ème le 4 janvier.

Sérieusement comment peut-on parler d’UNE heure solaire, quand on voit ces mouvements au cours de l’année ?

 

Il me semble bien plus important d’expliquer qu’une seule heure de décalage ne produit aucun effet sur l’organisme, à condition de respecter rapidement ses horaires de coucher et de lever.

Les études de chronobiologie ont montré que chez l’adulte, il faut avoir modifié ses horaires de 3à 4 heures pour provoquer ce qu’on appelle une désynchronisation interne.

Pour être en bonne forme, il faut que toutes nos horloges internes fonctionnent de manière synchronisée. Le problème est qu’elles n’ont pas toutes la même vitesse de déplacement, quand on change d’heure, par exemple si on voyage et qu’on passe plusieurs fuseaux horaires.

Je prends ici l’exemple de trois de nos horloges internes devant fonctionner de façon synchronisée, et qui ont toutes les trois une rythmicité circadienne, soit proche de 24h.

Il s’agit de notre vigilance physiologique, qui passe par son plus bas niveau au milieu de la nuit, commence à remonter quand on s’éveille, est à son meilleur niveau le matin, baisse au moment du creux méridien (sur le temps de midi, baisse physiologique globale qui nous fait ressentir un coup de pompe souvent considéré comme le fait de digérer alors qu’on l’a également quand on n’a pas mangé), puis cette vigilance va remonter plus tard dans l’après-midi, mais beaucoup moins chez les jeunes enfants que son niveau du matin.

Le cortisol, souvent appelé Hormone du stress, qui lui aussi est au plus bas niveau la nuit, augmente juste avant notre éveil et le provoque, reste à un bon niveau tout au long de la matinée, baisse au moment du creux méridien mais continue de baisser doucement l’après-midi sans jamais revenir à son niveau du matin.

Enfin la température centrale, au plus bas la nuit, qui commence à augmenter environ une heure avant notre éveil, atteint ensuite un plateau qui va perdurer toute la matinée, baisse au moment du creux méridien, et comme la vigilance, a tendance à remonter dans l’après-midi, mais là aussi moins chez les jeunes enfants.

Or quand on change de 3 à 4 heures, la vigilance va retrouver à peu près en 48h son niveau le meilleur au moment du matin correspondant à l’horloge du lieu où on est. En revanche la température va avoir besoin d’environ une semaine pour retrouver son cycle normal quant au corisol il lui faudra carrément 2 semaines pour ce faire.

Cela signifie que pendant ces deux semaines, le sujet est en désynchronisation interne, c’est à dire que ses horloges internes ne fonctionnent plus de façon synchronisée.

Quand on ne fait un changement que d’une heure, cela ne se produit pas, en 48 h, si on respecte les horaires à respecter, toutes nos horloges internes sont à nouveau synchronisées entre elles mais aussi calées sur le nouvel horaire.

L’important est de respecter son horaire de coucher, qu’on peut reconnaître en écoutant son corps, puisqu’au moment où le sommeil est prêt à démarrer, il est très fréquent que la température centrale baisse et nous fait ressentir un coup de froid. On ne se contente pas alors de prendre une couverture pour continuer ce qu’on fait, on est raisonnable et on se dit que c’est l’heure d’aller dormir, car on sait qu’alors l’endormissement sera rapide et permettra une nuit de qualité.

On évite d’avoir des écrans à flux bleutés allumés jusqu’au moment où on doit aller dormir, on les éteint une heure avant, et on évite aussi de traîner au lit le matin croyant qu’on va récupérer le sommeil manquant de la semaine, c’est une erreur. Si on est vraiment fatigué, il vaut beaucoup mieux compter sur une sieste, au moment du creux méridien, qui nous permet de récupérer beaucoup plus avec moins de temps que les longues grasses matinées.

Profitez des beaux jours pour faire le plein de lumière naturelle, c’est elle qui aide l’hormone du sommeil, la mélatonine, à être bien synthétisée au moment où elle doit l’être, la nuit.

Pour avoir un sommeil de qualité, la diététique a aussi son importance.

Essayer d’avoir tous les matins un bon petit déjeuner, avec produits protéinés, sucres lent et rapide, et produits fruités, le midi faire le plein de produits protéinés, essayer de prendre un goûter bien géré, pour alléger le repas du soir qui doit comporter beaucoup moins de produits protéinés, mais des légumes et des céréales complètes sont bienvenus.

Pour finir je dirai que je suis toujours très étonnée du tatoin que l’on fait autour de l’heure d’été qui ne nous fait changer que d’une heure, alors que bien peu de monde ne s’inquiète de ce que nos enfants, dans leur grande majorité, vivent toutes les semaines une réelle désynchronisation interne.

Chez eux, deux heures à deux heures et demi de déplacement ont le même effet que les 3 ou 4 h chez l’adulte.

Or on ne peut que constater que dès qu’ils n’ont pas classe le lendemain, on les laisse se coucher beaucoup plus tard, souvent même plus de deux heures que les autres jours, on sait que cela a une forte incidence sur leur fatigue cumulée, on sait également que plus les enfants sont fatigués plus ils ont des comportements agressifs.

Une importante étude a été menée par l’équipe d’Yvonne Kelly, sur une cohorte de plus de 10 000 enfants, qui a prouvé les effets délétères sur les comportements des enfants avec de tels couchers irréguliers mais aussi tardifs.(3)

Pour finir, vivre à l’heure d’été, en revanche, serait plus bénéfíque. Une étude, publiée dans le journal International Journal of Behavioural Nutrition and Physical Activity, menée auprès de 25000 enfants âgés de 6 à 16 ans dans 8 pays dont la Suisse, souligne les bienfaits de l’heure d’été. Les chercheurs ont en effet montré que l’heure d’été serait profitable à la santé des jeunes, car lorsque le soleil se couche à 21 heures, les enfants bougent 15 à 20% de plus que quand il se couche à 17 heures.

Les agriculteurs précisent aussi souvent que l’heure d’été leur permet de travailler dans de meilleures conditions, en évitant les grosses chaleurs.

Un consultant indépendant a également examiné pour la Commission européenne divers rapports et n’a découvert aucune étude prouvant le caractère nocif du passage à l’heure d’été: «L’agriculture, le tourisme et les transports ne remettent pas en question son existence. »

En Italie, «les secteurs de la construction et de l’agriculture profitent de l’heure d’été, à savoir du fait que le matin, il fait moins chaud».

Alors cessons les débats inutiles, profitons de l’heure d’été tout en apprenant à bien connaître ses propres besoins, et en les respectant le plus régulièrement possible.

1. https://www.francetvinfo.fr/sciences/science-la-terre-a-tourne-plus-vite-en-2020_4264107.amp

2. https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/astronomie-vitesse-deplace-terre-espace-8624/

3. http://Kelly, Y, Kelly, J, & A ; Sacker, 2013, Changes in Bedtime Schedules and Behavioral Difficulties in 7 Year Old Children, Pediatrics, November 2013, 132 (5) e1184-e1193 ; DOI ; https://doi.org/10.1542/peds.2013-1906

En français, un résumé des résultats : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/10/25/21440-se-coucher-heure-fixe-favorise-sante-enfants

 

profiter de la lumière naturelle avant le couvre-feu

Il est important en cette période de crise sanitaire, de profiter le plus possible de la lumière naturelle avant de s'enfermer pour le couvre-feu. 

Quelques conseils à ce propos, pour en profiter le mieux possible. 

https://www.huffingtonpost.fr/amp/entry/changement-dheure-avant-le-couvre-feu-a-19h-pourquoi-il-faut-profiter-de-la-lumiere-naturelle_fr_605c553ac5b67ad3871cc94c/

Presque 100 ans plus tard, donner "le beau sens" au mot éducation est toujours à faire...

Catherine Chabrun, militante pédagogique et des droits de l'enfant, nous a fait cadeau de ce texte écrit par Freinet, et qui devrait être connu de tous les éducateurs, quel que soit leur lieu d'exercice ou même leur contexte éducatif, je pense là aux parents. 

Bonne lecture.

L’éducation

 

Il nous faut redonner au mot éducation le beau sens qu’il n’aurait pas dû quitter. L’éducation n’est ni gavage, ni dressage ; elle est élévation maximum de l’individu, et ne peut être déterminée ni imposée du dehors quelle que soit la perfection des procédés employés.Le médecin a-t-il la prétention de faire grandir au rythme qu’il désire et dans un sens conforme à sa science rudimentaire le corps de l’enfant ? Essaie-t-il de commander à la nature ? Ou bien se contente-t-il d’aider par sa thérapeutique l’individu dans son évolution et son accroissement, dans sa marche inéluctable vers le développement normal, soutenant le corps et l’esprit dans leur lutte organique contre les éléments destructeurs, stimulant les principes de vie et d’efforts ? L’esprit, la pensée, le caractère, sont plus mystérieux encore que le corps humain ; le dynamisme enfantin déroute les meilleurs psychologues. Et les éducateurs prétendaient façonner les esprits à leur manière ; ils oseraient s’attribuer le mérite de tel ou tel développement heureux et de l’étouffement de tendances jugées déplorables ! Ils ne se doutent même pas qu’ils sont comparables au médecin qui, croyant utile de surdévelopper les bras aux dépens des jambes prescrirait le sédentarisme jusqu’à l’atrophie. Il devient banal aujourd’hui de dire que la domination tyrannique de l’adulte, tant sur le plan physique que sur le plan intellectuel et moral, entrave le développement normal de l’enfant, qu’elle est cause de déviations regrettables, de refoulements et de déséquilibre. Elle est un ferment de désorganisation qui a suffisamment montré sa malfaisance et son pouvoir d’abêtissement et d’asservissement.

Quittons donc nos idées préconçues sur l’éducation, dépouillons notre arrogance d’adultes omniscients et confessons notre humilité devant cette plante merveilleuse, pleine d’une vie débordante qui ne connaît encore aucun obstacle insurmontable. De même que, malgré lui et malgré nous, l’enfant grandit normalement pourvu qu’il ait une nourriture suffisante et saine, il aspire à s’élever, à s’éduquer, intellectuellement et moralement, pourvu que nous sachions lui fournir les éléments de cette élévation. Et voici la grande révolution éducative qui est en train de s’accomplir. Jusqu’à ce jour, le maître était le centre de l’école, comme si, sans lui, toute vie et toute éducation auraient cessé d’être. Le maître enseignait ; tous les outils qu’on inventait, les livres qu’on imprimait répondaient à ce besoin : aider le maître dans sa rude tâche, tâche impossible ! Nous renversons les valeurs. C’est l’enfant qui devient le centre de l’école ; l’école est le lieu ou de petits êtres humains s’éduquent et s’élèvent avec l’aide des camarades, de la nature, des livres, du maître, etc. Le problème scolaire devient alors celui-ci : comment des adultes – et les éducateurs en particulier – aideront-ils les élèves à s’élever, à s’éduquer au maximum ? Comment réaliseront-ils le milieu éducatif nécessaire ? À cela, l’étude des diverses techniques doit répondre. Nous n’essaierons pas de fixer prématurément des directives particulières. Tout reste encore à faire dans ce domaine, selon l’esprit nouveau que nous venons de définir.

Et la recherche ainsi comprise cesse d’être étroitement nationale ; c’est sur le plan international que nous devons travailler à solutionner les grands problèmes technologiques qui se posent à l’école populaire.

Célestin Freinet, 23 mars 1927 

Le maître insurgé – Articles et éditoriaux 1920-1939, N’autre école n° 8, Libertalia, p. 82 à 84

La lune perturbe-t-elle notre sommeil ?

Depuis des millénaires, on accuse l’astre de la nuit de tous les maux, et surtout de nous empêcher de dormir. Croyance ou fait scientifique avéré ? Le point avec un médecin spécialiste du sommeil et une chronobiologiste, à savoir votre serviteur. 

https://madame.lefigaro.fr/bien-etre/la-lune-peut-elle-vraiment-affecter-notre-sommeil-260221-195340

Aider une très jeune artiste à acheter du matériel

Un de mes amis prof des écoles a une fille âgée de 11 ans qui est une vraie artiste. Elle réalise de superbes tableaux. 

Elle aurait besoin de s'acheter du matériel de peinture. Pour ce faire son père a ouvert une cagnotte pour l'aider à s'équiper de façon autonome. 

Pour celles et ceux qui accepteraient de l'aider dans cette démarche, je mets le lien de cette cagnotte, et remercie chacun de celles et ceux qui auront accepté, pour le moins, de lire ce message. 

https://www.onparticipe.fr/cagnottes/OEZRa7WT

Éviter le blues hivernal, est-ce possible ?

Un article auquel j'ai participé, qui pose les questions relatives au blues hivernal dû au manque de luminosité naturelle. 

Voir les conseils que je donne par ailleurs, pour profiter au maximum de cette lumière naturelle en hiver. 

Blues hivernal faut il moins travailler pour l e viterblues-hivernal-faut-il-moins-travailler-pour-l-e-viter-.pdf (235.56 Ko)

comment bien vivre la saison d'hiver

Des conseils pour ne pas déprimer et bien vivre cette période souvent difficile qu'est l'hiver aves ses journées peu ensoleillées.

 Vous avez du mal a vous re veiller chaque matin c est normal madame figarovous-avez-du-mal-a-vous-re-veiller-chaque-matin-c-est-normal-madame-figaro.pdf (253.24 Ko)

Des maires se positionnent pour les enfants

Les maires du Pays de Tarascon ont publié un courrier, très pertinent et argumenté, pour défendre la semaine de 4,5 jours. À juste titre, ils écrivent que les enfants les plus fragiles verraient leurs difficultés empirer si on leur imposait une semaine de 4 jours, unique au monde.

Quand on voit nos mauvais classements aux enquêtes internationales, il serait bon qu'on accepte de constater que tous les pays bien mieux classés que le nôtre ont des semaines de 4,5 jours, ou 5 jours si ce n'est 6 jours, ce qui signifie que leurs apprentissages sont répartis sur 180 à 200 jours selon les pays, alors qu'en France, là où on a fait le choix de 4 jours, ils ne le sont que sur 140 ! La différence est substantielle et est évidemment un facteur explicatif de nos mauvais résultats. 

Je suis autorisée à publier ce courrier, je me permets de dire que beaucoup de maires seraient bien inspirés de rédiger un tel courrier qui est au service des enfants.

Lettre des maires temps scolaires aux partenaires de lecolelettre-des-maires-temps-scolaires-aux-partenaires-de-lecole-.pdf (354.13 Ko)