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connaître les besoins des enfants quel que soit le contexte

Le débat est toujours figé sur la question 4 jours ou 4,5 jours, mais personne ne s'inquiète de savoir ce qui devrait être fait, à tout moment, dans tous les environnements, pour respecter vraiment les besoins des enfants.

Cela impose de s'approprier des connaissances que bien peu d'acteurs éducatifs possèdent, qu'ils soient parents, enseignants, animateurs ou autres. 

Ci-dessous 4 sites qui peuvent aider à améliorer ces connaissances : 

https://territoireseducati.wixsite.com/rythmes

https://www.echosciences-auvergne.fr/communautes/trouve-ton-rythme

http://www.dvdsommeil.fr

http://www.institut-sommeil-vigilance.org/tout-savoir-sur-le-sommeil

Et vous pouvez m'écrire pour obtenir des compléments d'information ou des aides pour travailler avec les enfants 

apprenons à bien dormir

Pour tout savoir et faire savoir aux enfants, des bienfaits du sommeil mais aussi des conséquences sur la vie quotidienne d'un mauvais sommeil, voici le site d'une collègue lyonnaise qui met à disposition divers documents, pour les enseignants. 

Faites en bon usage !

http://www.memetonpyj.com

 

Rebondir sur la réforme, pour ne pas tout gâcher !

Un Grand Entretien, pour un think tang.

qu’est-ce qui a fait échouer la réforme ? Est-ce rattrapable ? 

Parce que nombre d’enfants ne s’y retrouveront pas, dans cette semaine faite pour les adultes, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ! 

http://www.novo-ideo.fr/etude-a-lecole-des-sequences-pedagogiques/

Innover à l'école, mais encore !

Le ministre ne cesse de dire qu'il s'appuie sur les recherches scientifiques pour expérimenter à l'école mais aussi pour innover, créer une école de la confiance et développer l'excellence. 

Pour ce faire, il me semble utile de rappeler que l'innovation passe aussi par d'autres formes d'organisation du temps scolaire, qui vont permettre de travailler autrement, de motiver les élèves, de renforcer leur disponibilté aux apprentissages. 

Mais visiblement il y a encore du chemin à faire, ne serait-ce que pour convaincre la hiérarchie qu'on peut enseigner autrement dans un autre cadre temporel. 

Ayant reçu une lettre de Dasen refusant ces modifications, pourtant reconnues par les enseignants qui les ont faites comme pertinentes, ce refus étant motivé par une argumentation bien faible, j'ai cru bon de mettre au service de tous les arguments scientifiques attestant le bien-fondé de telles modifications. 

Merci au Café Pédagogique de les avoir publiés : 

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/05/24052018Article636627431992905197.aspx

http://www.cafepedagogique.net/Documents/24052018Article636627431992905197.htm

http://www.cafepedagogique.net/searchcenter/Pages/Results.aspx?k=Claire%20Leconte

 

Quand un maire veut vraiment....

ARVEJ 

Merci Martine Aubry

 

En 1995-1996, le Ministère Jeunesse et Sports lançait des appels à projets pour des expériences d'aménagements des temps de l'enfant portant sur au moins 5 jours. La ville de Lille avait alors répondu à cet appel à projet, une équipe d'enseignants s'étant porté volontaire, dans un quartier très défavorisé, pour réfléchir à une organisation permettant aux enfants de ce quartier à la fois de faire preuve de moins d'absentéisme, mais aussi de plus de plaisir à venir à l'école et à apprendre. 

Ils ont pour ce faire, décidé d'ouvrir l'école 6 jours sur 7. Un projet éducatif s'est alors construit avec les Francas, qui alors faisaient de l'accompagnement scolaire dans ce quartier, projet qui assez rapidement s'est construit autour de 6 matinées de 4 h de classe, et une après-midi de 2h de classe, le mardi. Les lundi, jeudi et vendredi, sur 2h, les Francas prenaient le relais pour offrir à tous les enfants des parcours de découverte autour de thèmes tels que les arts et la culture, les activités sportives, science et informatique, citoyenneté. 

J'ai participé à la construction de ce projet et construit avec mon équipe de recherche, un protocole d'évaluation afin de mettre en place un comité de suivi. 

Après une première année de mise en route (certains parents ont demandé pendant quelques temps si les enfants allaient encore devoir venir à l'école le mercredi !), l'organisation a commencé à démontrer qu'elle permettait de réels changements, dans les attitudes des enfants mais aussi de leurs parents. Le suivi pendant trois ans de ces enfants que nous avons fait l'a prouvé, ils étaient présents, le climat d'école mais aussi du quartier a changé positivement, et les résultats scolaires n'ont cessé de s'améliorer. Lors de la 3ème année, je suis allée voir les enseignants du collège qui recevaient ces enfants, unanimement ils m'ont dit ne plus les reconnaître, ils étaient beaucoup plus autonomes, curieux de tout, et avaient envie d'apprendre. 

Un comité de suivi fonctionne tous les trimestres, ce qui évite la cristallisation de possibles difficultés. 

Quelques aménagements ont dû se faire au cours du temps, pour quelques problèmes de gestion, mais surtout, en 2008, suite à la publication du décret Darcos, l'école a dû fermer ses portes le samedi matin ! Après avoir fonctionné 12 ans sur 6 matinées !

Elle a alors fonctionné sur 5 matinées de 4h, deux après-midi de 2h de classe et deux après-midi de 2h de parcours de découverte. 

Après un premier combat avec le gouvernement précèdent (l'école n'est pas sur 9 demi-journées), combat en grande partie mené par les parents, le groupe scolaire a pu conserver son organisation unique en France. 

22 ans après avoir construit ce projet, il a encore fallu le défendre, puisque les parents lillois, majoritairement, ont demandé le retour à 4 jours, il n'était pas gagné que ce groupe scolaire reste seul à 4,5 Jours, même si ça avait déjà été le cas entre 2008 et 2014.

M. le Dasen a accepté de donner une dérogation pour 5 ans, le projet aura alors 27 ans ! comme quoi on peut pérenniser quelque chose qui fonctionne bien, d'abord et avant tout, pour les enfants. 

Et Martine Aubry, que je remercie ici d'avoir constamment soutenu ce projet après que l'ait fait Pierre Mauroy avant elle, vient de publier un communiqué que je tiens à partager. 

 

"COMMUNIQUE DE MARTINE AUBRY

 

Après de nombreux échanges avec l’Education nationale, le Directeur Académique approuve la demande de dérogation de la Ville de poursuivre l’ARVEJ sur le groupe scolaire Victor Duruy et Philippe de Comines à la prochaine rentrée. C’est une très bonne nouvelle pour les enfants de ces écoles, ainsi que pour leurs parents et leurs enseignants !

 

La Ville met en effet en place depuis plus de 20 ans une organisation expérimentale des temps de l’enfant sur ce groupe scolaire situé à Moulins. Les enseignements sont concentrés sur 7 demi-journées, laissant libres 2 après-midis par semaine pour des activités périscolaires de grande qualité à destination de tous les enfants, organisées et financées par la Ville de Lille. 

 

La Ville a toujours défendu ce dispositif, quelle que soit l’organisation des temps de l’enfant. Il est bénéfique pour les enfants, particulièrement en difficultés, dans ce quartier de Lille, et permet de favoriser les liens entre les familles et l’école, facteur essentiel de réussite scolaire."

 

Si vraiment on avait voulu que cette réforme fonctionne,on aurait pu le faire, à condition de ne pas rester accrochés aux 9 demi-journées, mais bien à 5 jours, comme ce fut le cas quand ce projet a vu le jour. 

Je dois dire que je suis fière aujourd'hui d'avoir participé à cette belle aventure qui se poursuit encore.

Ne pas oublier, pour pouvoir progresser !

Un pays qui oublie les politiques publiques qu'il a conduites, ne peut progresser. Parfois même on s'aperçoit qu'au contraire, cela le fait régresser. 

C'est une des grandes faiblesses de notre système éducatif qui veut que chaque nouveau ministre arrivant, tient à laisser son nom sur une circulaire, un décret, ou même une loi, persuadé qu'il est de réinventer l'eau chaude. Parfois il en oublie même qu'il est en train de dire le contraire de ce qu'il défendait, dans un autre rôle, quelques années plus tôt. 

C'est probablement une des explications de l'impossibilité constatée que l'on a de refonder l'école, de modifier en profondeur le fonctionnement éducatif, ce qui serait pourtant nécessaire pour aider chaque enfant à prendre plaisir à apprendre, mais aussi pour valoriser davantage la prévention plutôt que d'investir énormément dans la réparation. 

Une des réformes phare du quinquennat précédent, dont il était dit qu'elle serait le premier levier de la refondation de l'école, montre une fois de plus qu'elle n'était pas, comme l'autait aimé certains membres du cabinet de la dernière ministre de l'éducation nationale de ce quinquennat, inscrite dans le marbre. En quelques mois on retourne à la case départ. Mais est-ce le premier retour en arrière pour cette réforme ? 

C'est là qu'on voit qu'il y a un oubli délétère des politiques publiques menées, ce qui ne permet absolument pas de faire progresser comme cela serait souhaitable, notre système scolaire ! et ces retours en arrière sont toujours au détriment des enfants déjà les plus fragiles du point de vue sociétal. Est-ce volontaire ? Pour maintenir à tout prix un élitisme qui pourtant, n'est pas la preuve de réussite d'une société ? La question reste ouverte. 

Ci-dessous une Tribune publiée par Toutéduc, volontairement en accès libre ce dont je remercie son rédacteur en chef, Pascal Bouchard.

http://www.touteduc.fr/fr/archives/id-14873-rythmes-de-vie-des-enfants-un-peu-d-histoire-ca-ne-fait-pas-de-mal-une-tribune-de-claire-leconte-

IUF 2015 - conférence - diaporama

Ma conférence telle que présentée, en diaporama :

 

 

http://www.iuf2015.univ-montp2.fr/Presentations/Leconte_Dias.pdf