interview dans Vos questions de parents

Rythmes scolaires : quels sont les avantages de la semaine de 5 jours pour les enfants ?

 

  

 

Le rapport de l’Académie nationale de médecine en 2010 et la Conférence nationale sur les rythmes scolaires le mettent en évidence : la semaine de 4 jours n’est pas adaptée aux jeunes écoliers ! Quels seraient les bénéfices d’une semaine de classe de 5 jours. Entretien avec Claire Leconte, professeur en psychologie de l'éducation.

 

 

VosQuestionsdeParents.com : Selon les spécialistes, la semaine de 4 jours ne convient pas aux enfants. 5 jours d’école, serait-ce forcément mieux ?

Claire Leconte : Oui, ce serait de toute façon un progrès. Voilà trente ans que le débat est sur le devant de la scène. La semaine de 4 jours est apparue dès 1991 à Lyon, lorsqu'une circulaire du ministère de l'Education a autorisé les calendriers dérogatoires. Puis elle a été généralisée. Depuis les années 1990, on dispose donc de rapports montrant que cette organisation nuit aux enfants les plus en difficulté. Mais on continue à s'en tenir au point de vue des adultes. On a beaucoup de mal à considérer que l'enfant n'est pas un adulte miniature et qu'il a des besoins spécifiques.

VQDP : En primaire, quels sont les besoins de l’enfant ?

C.L. : En maternelle et en primaire, le rythme veille/sommeil est important. Il faut respecter des horaires de coucher réguliers, et non les décaler parce qu'il n'y a pas classe le lendemain.

Avant 7-8 ans, les enfants ne font pas la grasse matinée. Et lorsque c'est le cas, ces heures ne compensent pas le retard pris le soir, car ce n'est pas un sommeil équivalent. 

Entre 1996 et 2008, les écoles lilloises ont adopté la semaine de 6 jours, avec quatre heures de cours le matin, du lundi au samedi, et des après-midi (sauf le mardi) consacrés aux activités périéducatives : sorties au musée, à la bibliothèque, ateliers magie, etc. D'après cette expérience, la régularité des rythmes scolaires engendre une régularité des rythmes veille/sommeil.

VQDP : Une meilleure régularité des rythmes de l’enfant serait-elle le principal bénéfice de la semaine de 5 jours ?

C.L. : Outre une meilleure régularité, la semaine de 5 jours permet d'étaler les apprentissages. Plus on les répartit dans le temps, meilleurs sont les acquis. 

En 2008, le passage à la semaine de 4 jours a entraîné une massification des enseignements, d'autant que deux heures ont été supprimées de l'emploi du temps hebdomadaire. Résultat dans les classes : pour se concentrer sur les points fondamentaux du programme, on a eu tendance à supprimer tout ce qui relève de l'éveil. 

Or, c'est justement dans des matières comme les arts plastiques ou le sport que certains élèves en difficulté pouvaient faire preuve de leurs compétences. De plus, tous les enfants ont besoin d'alterner des séquences où ils sont très concentrés avec des périodes où ils sont plus libres de leur créativité.

VQDP : Le cinquième jour d’école doit-il être le mercredi ou le samedi ?

C.L. : Entre le mercredi matin et le samedi matin, je privilégie toujours le samedi matin, qui laisse à l'enseignant une marge pour boucler son programme en fin de semaine et permet plus de rencontres entre parents et enseignants. 

D'autre part, les longs week-ends entraînent une désynchronisation des horloges biologiques, ce qui a un impact sur le lundi, voire le mardi.

VQDP : Pourquoi, en préambule de votre livre, dites-vous qu’il “ne suffit pas de changer les emplois du temps pour que tout rentre dans l’ordre” ?

C.L. : Cela nécessite une réflexion de fond sur les contenus des activités scolaires, et ce que l'on va proposer aux enfants sur les temps libérés. 

Il faut s'interroger aussi sur la durée des petites et des grandes vacances. L'hiver est une période difficile pour l'organisme. En 2012, les enfants ont repris l'école le 3 janvier, après deux réveillons. N'aurait-il pas été préférable d'ajouter une semaine à ce moment-là ? 

On doit compléter la réflexion en se penchant sur les méthodes pédagogiques, le rôle des parents… Tous les adultes sont responsables de ce débat !

 

Le 24 mai 2012 Propos recueillis par Aurélie Djavadi




 

 

A propos de Claire Leconte

 

Professeur de psychologie de l'éducation à l'université de Lille 3, Claire Leconte dirige le centre de formation des psychologues scolaires de Lille.

 

En 2011, elle a publié Des rythmes de vie aux rythmes scolaires - Quelle histoire ! (Presses universitaires du Septentrion).

 

En savoir plus sur les rythmes scolaires

 

Lire le rapport de l'Académie nationale de médecine sur l'aménagement du temps scolaire et la santé de l’enfant.

 

Retrouvez les avis des parents et des spécialistes qui ont participé au débat sur le site de la Conférence nationale des rythmes scolaires.

 

http://www.vosquestionsdeparents.fr/dossier/1146/rythmes-scolaires-pour-ou-contre-la-semaine-de-5-jours/page/3

Commentaires (5)

1. Stephanie Pace 20/03/2014

Bonjour,
Vous n'aviez pas répondu à mon commentaire de novembre dernier et je le regrette... Presque 4 mois se sont écoulés et malheureusement les médias ne se sont fait l'écho d'aucune proposition constructive pour se substituer à cette réforme, qui devrait s'appliquer à la rentrée ; je ne suis toujours pas d'accord avec beaucoup de vos convictions, néanmoins ne pensez vous pas que vous seriez bien placée avec certainement d'autres personnalités convaincue de la nocivité de cette réforme, pour faire un vrai projet à soumettre en alternative au gouvernement ? Je suis persuadée que pour la rentrée de septembre 2014, une énorme bombe se prépare, car beaucoup de communes n'auront rien préparé, a fortiori avec les changements d'équipes dues aux élections...
À vous lire, sur ce point et sur les autres éléments que je vous avais soumis..

2. Pace Stephanie 29/11/2013

Bonjour,
Je regrette de n'avoir pas eu de réponse à mon dernier commentaire, mais je suppose au vu de votre agenda que vous avez été trop occupée. Néanmoins, j'aurai été intéressée par votre opinion sur le fait que l'on envisage toujours d'organiser la vie de la totalité des enfants comme s'ils étaient en difficulté, alors qu'à mon sens, il serait plus judicieux de consacrer les moyens disponibles à ceux qui en ont vraiment besoin... Ce qui implique, bien évidemment, des évaluations précises de niveau, que ce soit pour les enfants ou pour les établissements qui les reçoivent : détail amusant, c'est justement ce sur quoi l'OCDE insiste : les pays qui sont bien classé sont ceux qui effectuent des évaluations externalisées des élèves et des établissements... En revanche, l'OCDE n'a jamais dit UN MOT sur les rythmes ou les temps scolaires : ce n'est pas le sujet, en fait ! C'est pourquoi je pense que cette réforme est mauvaise : elle ne s'attaque pas aux vrais problèmes de l'enseignement en France, mais uniquement à un détail, une spécificité française, qui ne présentait pas de véritable problème.. Mais qui permet de ne pas s'attaquer aux méthodes d'enseignement, au temps perdu dans des matières inutiles, et surtout, surtout, au refus de traiter différemment les enfants qui ont des difficultés et les autres, par peur de "discriminer". Alors on traite tout le monde pareil, même si c'est inutile pour 80% des enfants, et on n'apporte pas aux 20% qui en ont désespérément besoin, le temps et le soin utile : d'où fatigue pour tout le monde, parents, enseignants et enfants, et dilapidation d'argent, car concentré sur ceux qui en ont besoin, le budget serait important, mais saupoudré sur tout le monde, c'est dérisoire..
Pour vous, bien sûr, le plus important reste l'organisation du temps de l'école dans la vie des enfants, car toute votre vie professionnelle tourne autour de ce sujet : mais peut on sérieusement considérer que l'ensemble des écoliers français souffraient de la semaine des 4 jours ? Non, bien sûr ; avec une bonne formation, n'importe quel instituteur sait comment gérer la semaine des 4 jours, en plaçant judicieusement les temps d'enseignement en alternance avec les activités prévues par l'Education Nationale, et en adaptant à la réalité de sa classe son rythme propre. Au passage, l'enfant gardait du temps pour autre chose que l'école, et c'est important pour devenir un individu. Au lieu de cela, on veut plaquer un schéma théorique sur toutes les classes quelqu'elles soient, et maintenir l'enfant en collectivité le maximum de temps... Dans ces conditions je dirai plutôt en troupeau... Où est la place des parents dans ce système, quand vous préconisez jusqu'à 6 jours d'école ?
Mais peut-être ai-je abusé de l'invitation à correspondre avec voua que vous m'aviez adressé...

3. Pace Stephanie 12/11/2013

Merci de votre réponse courtoise.
De nouveau, j'ai parcouru internet pour consulter vos écrits, mais effectivement je ne suis pas allée jusqu'à me procurer vos ouvrages, ce qui ne peut permettre de juger l'ensemble de vos opinions : en revanche, ce qui ressort de ce que j'ai pu lire, c'est que comme tous vos collègues, vous ne partez pas de ce qui existe et qui marche, mais des règles que vous avez vous même "découvertes", et que vous souhaitez appliquer.
Je m'explique : dans tous les articles que je lis, je ne vois jamais de références ni aux élèves, ni aux écoles, qui obtiennent de bons résultats ; toute la discussion se concentre sur les 20 à 25% d'eleves en difficultés.
On cherche des solutions à ce problème en essayant de plaquer les quelques résultats pseudo scientifiques obtenus sur de toutes petites quantités d'élèves (alors qu'avec un minimum de volonté politique on pourrait faire l'étude sur la totalité des élèves français, ce qui aurait vraiment une légitimité), ou en se référant à des solutions appliquées par d'autres pays, alors même que ceux ci ont quantité de paramètres différents (population bien moindre, climats et rythmes de vie de la population différents, emploi des femmes moins important, bref, culture différente !).
Je suis mère de 3 enfants de 8, 12, et 14 ans ; ils ont donc eu une scolarité sous l'empire de la fameuse si décriée semaine des 4 jours ; nous avons bénéficié de ce rythme favorable à la vie de famille, y compris en maternelle, ou je n'ai jamais mis les aînés le samedi matin quand il existait encore, ce qui n'a strictement rien changé à leur niveau d'acquisition qui était quand même supérieur à la moyenne.
Chacun dans leur classe, ils sont dans les meilleurs et parfaitement épanouis.
Suis je une telle exception qu'il ne faut jamais en parler ?
J'en doute, mes enfants ne sont pas surdoués ou précoces.
Il existe à travers la France des établissements qui obtiennent toujours de bons résultats, quelques soient les élèves pris en charges ; les parents le savent d'ailleurs, et tentent d'y obtenir l'inscription de leurs enfants.
Est ce que les pouvoirs publics font des études des méthodes de ces établissements pour connaître les moyens de leur efficacité et ensuite les transmettre aux autres ? Non, et le plus souvent ces établissements subissent des tracasseries administratives, sont soupçonnés de déséquilibrer l'offre éducative (en étant trop attractifs !), et voient freinées leur velléités d'agrandissement.
On nous assène les chiffres des autres pays, alors que ces comparaisons ont leurs limites : des limites culturelles d'abord, parce que tout n'est pas transposable. Et d'autre part, quand on lit vraiment le rapport de l'OCDE, on découvre que la France à une forte proportion de bons élèves, et malheureusement aussi une forte proportion de mauvais : pourquoi ne pas relever l'aspect positif de cette information et s'en servir ? Il faut chercher ce qui marche DÉJÀ en France, et l'améliorer si possible ensuite, mais pas prendre le problème à l'envers en créant de toute pièce quelque chose de si nouveau qu'il ne peut être que rejetté.
C'est cette démarche que je regrette de ne trouver nulle part dans les arguments des pro-réforme.

4. claireleconte (site web) 11/11/2013

Bonjour et merci de vos remarques, sachant que je connais les rapports du ministère que vous évoquez, il y en a même eu plus tôt que cela, dès 1994.
Vous avez parcouru mon site, mais visiblement vous n'avez pas lu, mon opposition à ce qui se fait actuellement est justement qu'il ne s'agit nullement d'une réforme, que cela ne permettra certainement pas de meilleures réussites des enfants les plus en difficultés scolaires. J'ai bien été invitée aux ateliers de la concertation qui ont eu lieu tout au long de l'été 2012, mais visiblement mes propositions étaient trop ambitieuses pour l'éducation nationale qui ne veut réformer qu'en changeant a minima l'existant.
Si vous voulez vraiment savoir ce que je pense et comment je vois la réforme possible à faire, je joins dans cette réponse les quelques références bibliographiques (non exhaustives) concernant mes travaux depuis plus de 30 ans, pour vous convaincre que je ne m'intéresse pas qu'à des emplois du temps, ce que chacun fait dès lors qu'il ne parle que de rythmes scolaires, mais bien à l'enfant dans sa globalité et dans tous ses milieux de vie.
Je reste à votre disposition pour tout échange futur.


SPREUX F., C. LECONTE-LAMBERT, B. CHEVALIER, E. FREIXA I BAQUE, J.C. GRUBAR, A. LANCRY et P. LECONTE (1982) Modification des caractéristiques du sommeil paradoxal consécutif à un apprentissage chez l'homme. Cahiers de Psychologie Cognitive, Vol.2, n°3, 237-334.
LECONTE-LAMBERT C. (1984) Conséquences des stimulations postnatales sur la maturation des patterns de sommeil chez l'enfant prématuré. Psychologie et Pédagogie, 14, 85-86.
LECONTE-LAMBERT C. (1987) Mais fais donc attention ! : ou le comportement attentif à l'école est-il mythique ? Psychologie Scolaire, 62, 19-32. (n°spécial sur les recherches en psychologie de l'éducation de Lille 3).
LECONTE P., C. LECONTE-LAMBERT (1988) Chronopsychologie, styles cognitifs et différenciation interhémisphérique. Psychologie et Education, 195-197.
LECONTE-LAMBERT C., J.C. DARCHEVILLE (1988) Aide à la focalisation et au maintien de l'attention dans l'apprentissage de la lecture chez des élèves en situation d'échec. European Journal of Educational Psychology, n° hors série, 236-238.
ALTET M., P. BRESSOUX, M. BRU et C. LECONTE-LAMBERT (1994) Etude exploratoire des pratiques d’enseignement en classe de CE2, Les dossiers d’éducation et formations, N°44, 145p.
VERMEIL G., REINBERG A., LECONTE-LAMBERT C., LECONTE P., MONTAGNER H., TESTU F., TOUITOU Y : Rythmes scolaires : le blocage des adultes, Le Monde du 20 Octobre 1995, p. 15
ALTET M., P. BRESSOUX, M. BRU, C. LECONTE-LAMBERT (1996) Etude exploratoire des pratiques d’enseignement en classe de CE2 : 2ème phase, Dossiers d’éducation et de formation, publié par la Direction de l’Evaluation et de la Prospective, Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, n°70, mai 1996 (102 p. + annexes)
ALTET M., P. BRESSOUX, M. BRU, C. LECONTE-LAMBERT (1996) Les caractéristiques des pratiques d’enseignement au CE2 : Vers une meilleure connaissance de l’effet-maître, In Education et Formation, N° Spécial “ Connaissance des enseignants ”, Direction de l’Evaluation et de la Prospective, Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, n° 46, juillet 1996, pp. 71-80.
LECONTE-LAMBERT, C. (1997) Analyse des effets sur les attitudes scolaires des élèves en écoles élémentaires d’expériences d’aménagement des temps d’apprentissage – rapport de recherche pour appel à projet du CNCRE
LECONTE-LAMBERT C. (1997) Capacités attentionnelles chez l’enfant et apprentissages. Journal de l’ANAE, 43 ; 99-100
LECONTE-LAMBERT C. (1998) Les effets sur les enfants : à propos d’un protocole d’évaluation “ Aménager les temps des enfants : débats autour d’une expérience”, La Documentation Française, 117-126
LECONTE-LAMBERT C. (1998) Appel pour une chronopsychologie anti-gourou, In “ Quels temps pour demain ”, Réussir Education, n°36, 19-23
LECONTE-LAMBERT C. (1999) Aménagements des temps – In H. Bloch, E. Dépret, A. Gallo, P. Garnier, M.D. Gineste, P. Leconte, J. Le Ny & M. Reuchlin (Eds), Grand Dictionnaire de la psychologie, Paris : Larousse-Bordas
LECONTE-LAMBERT C. (1999) Rythmes scolaires - approche critique - In H. Bloch, E. Dépret, A. Gallo, P. Garnier, M.D. Gineste, P. Leconte, J. Le Ny & M. Reuchlin (Eds), Grand Dictionnaire de la psychologie, Paris : Larousse-Bordas
LECONTE-LAMBERT C. (2000) Rôle de la famille, environnement matériel, rythmes scolaires : adapter un monde à la portée de l’enfant, In La Revue Parlementaire, Numéro Spécial « Enfance », Juin 2000
LECONTE-LAMBERT, C. (2001) Chronopsychologie et éducation : des temps de l’école aux expériences d’aménagements des temps scolaires, In G. Masclet (coord.) Les écoles et le management, Aubin Editeur, Paris, pp. 115-175
LECONTE, C. (2003) Les rythmes de vie et l’école, Bulletin SNUIPP Infos, Spécial Maîtres Formateurs, n° 30, p.7
LECONTE, C. (2004) Aménager les temps scolaires : entre ergonomie scolaire et projet éducatif global, l’apport de la chronobiologie et la chronopsychologie, in Fenêtres sur Cours, n° 249, pp.52-53
ROHMER, O., BONNEFOND, A., LOUVET, C., DEMONT, E., LASSALLE, A.S., LECONTE-LAMBERT, C. & TASSI P. (2004) L’optimisation du temps scolaire : approche pluridisciplinaire. Convention de recherche avec le Ministère de la Recherche et des Nouvelles Technologies : école et sciences cognitives. Contrat n° AD 7,Cepa CNRS, 112 pages
FOURCHARD, F., MANSY, A. & LECONTE-LAMBERT, C. (2006) – La motivation et les activités physiques et sportives dans les dispositifs d’aménagement du temps de l’enfant, in Aménager les temps de vie des enfants ? Pädagogische Psychologie und ihre Anwendungen, Editions Verlag, Die Blaule Eule, Essen, 88-98. Article traduit en allemand pages 218-228
LECONTE-LAMBERT, C. (2006) – Les résultats de la recherche en chronopsychologie sont-ils applicables ? De la chronopsychologie de l’éducation à « l’Aménagement des Rythmes Scolaires », in Aménager les temps de vie des enfants ? Pädagogische Psychologie und ihre Anwendungen, Editions Verlag, Die Blaule Eule, Essen, 26-45. Article traduit en allemand pages 169-176.
LECONTE, C. (2009) Expériences d'aménagement des temps scolaires et périscolaires, Diversité - Ville Ecole Intégration - Ed Sceren-CNDP - 156, 22-28
LECONTE, C. (2009) Les rythmes biologiques, Assistantes Maternelles Magazine, N° 60, pp. 23-25
LECONTE, C. (2009) Le sommeil de l'enfant : quelques principes éducatifs concernant les rythmes de l'enfant, Assistantes Maternelles Magazine, N° 61, pp. 25-27
LECONTE, C. (2009) Les troubles du sommeil : causes et conséquences, Assistantes Maternelles Magazine, N° 62, pp.23-25
LECONTE, C (2011) Des rythmes de vie aux rythmes scolaires : quelle histoire ! Presses Universitaires du Septentrion, Collections Savoirs Mieux, Mai 2011


5. Pace Stephanie 10/11/2013

Je suis toujours sidérée par le peu d'arguments fournis par les opposants à la semaine des 4 jours : on se contente toujours de nous asséner que les "soi-disants" experts sont d'accord sur ce point, et que ça nuirait aux enfants en difficulté. Et hop circulez, il n'y a rien à voir ! Sous entendu, la discussion est close.
Or :
- un rapport de mai 2002, toujours présent sur le site gouvernemental du ministère de l'Education, est obligé de reconnaître qu'il n'existe pas de différences fondamentales entre les acquisitions faites par les enfants bénéficiant de la semaine de 4 jours et ceux à 4,5 jours, voire même que la différence positive est en faveur de celle à 4 jours ;
- une note gouvernementale, également présente sur le site du ministère, constate un progrès très sensible des enfants entrant en CP en 2011 par rapport à ceux de 1997, alors même que (les pauvres !) ils ont vécu tout leur cycle maternel sous l'empire de la semaine des 4 jours ;
- une partie non négligeable d'écoles aux États-Unis, 20 États concernés, sont passés à la semaine de 4 jours, tendance nationale, dixit Kathie Christie, responsable de la commission d'éducation des États, pour diminuer l'absentéisme, concentrer les enseignements fondamentaux, et accessoirement, limiter les déplacements coûteux en énergie et polluants ;
- enfin, si on sait lire entre les lignes, on constate que le bénéfice avancé est pour " les enfants en difficultés scolaires" , soit 20 à 25% maximum des enfants scolarisés en France, ce qui a contrario, veut dire que les 75 à 80% qui n'ont pas ou peu de difficultés voient leur rythme scolaire ET familial bouleversé pour... 0 bénéfice prévu, puisqu'ils allaient très bien sans ça.
La vraie réforme consisterait à CIBLER VRAIMENT les élèves en difficultés, et leur allouer de vraies aides pédagogiques, pas quelques heures casées tant bien que mal au milieu d'un fatras d'activités sans veritable intérêt, la demi-journée en plus devrait leur être EXCLUSIVEMENT consacrée pour être un vrai plus pour les aider dans leur scolarité.
Mais ça bien sûr implique un véritable COURAGE politique, d'accepter d'arrêter de casser le thermomètre pour ne pas voir la fièvre, en refusant les évaluations et les classements des élèves en difficultés dans des groupes pris en charge spécifiquement.
Je viens de parcourir votre site, et je regrette de constater que votre opposition à la réforme actuelle est surtout liée au fait que vous n'avez pas été conviée dans les commissions diverses et variées.. Votre opinion manifestement comme celle de Mr Peillon consiste surtout à considérer que les parents sont les plus mal placés pour s'occuper des enfants, et qu'il faut augmenter au maximum leur prise en charge par la collectivité...

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